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L’étonnante réussite de la place boursière éthiopienne

La réussite de la place boursière éthiopienne, l’Ethiopia Commodity Exchange (ECX), force le respect des pays avoisinants et pour cause!

L’ECX crée en avril 2008 par Mme Eleni Gabre-Madhin, connaît actuellement une réussite et un développement sans pareil dans la région subsaharienne de l’Éthiopie.

En effet , ce lieu d’échange des matières premières (café, haricot mungo, quat, maïs, blé…) a vu une hausse de + 21% des valeurs de transactions en 2011-2012, soit 1,2 milliards de US$, et sur l’exercice 2013-2014 une augmentation 8,71% des transactions en volumes, passant de 539 millions de tonnes à 586 millions de tonnes échangées.

Ainsi de nouvelles matières premières subissent des croissances phénoménales de l’ordre de + 38% pour le sésame soit 5 milliards de birrs (2,42 milliards de US$) de plus que l’année précédente.

La bourse éthiopienne ECX : équité et développement

Un système beaucoup plus valorisant et profitable pour les producteurs éthiopiens qui voient leurs prix de revenu passer de 35 % à 70 % avant l’ECX , ainsi que le nombre d’adhérents multiplié par 3,5 dont 33 coopératives représentant 2,7 millions d’agriculteurs. Qui plus est, le leader textile H&M s’étant implanté en 2013 ,au même titre que les fournisseurs de Guess et Tommy Hilfiger, ainsi que le géant Tesco et la firme chinoise Huajian, appâtés par l’hyper-compétitivité salariale: 4 à 5 fois moins chère que la chine. Cette explosion soudaine de l’industrie textile ne fera que renforcer sa place boursière.

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Les risques pour l’Ethiopia Commodity Exchange

Si l’ECX veut continuer sur sa lancée et qu‘elle souhaite rejoindre le marché de la bourse mondiale, elle devra être à même de fournir tout type de marchandises, aussi bien que des actions ou des obligations. Les analystes et les spécialistes se posent la question de la durabilité et de la stabilité de cette production et c’est bien légitime. L’Éthiopie reste un pays fragile, émergeant certes, mais en voie de développement , qui ne doit pas tout miser sur la spéculation mais plutôt sur l’aspect structurel en premier lieux pour favoriser sa croissance. Le réseau routier et l’urbanisation sont les vrais armes de sa croissance directe.

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En bref, l’Ethiopia Commodity Exchange est un « marché » florissant, en constante évolution qui servira de modèle économique aux autres pays constituant l’UEMOA (Bénin, Burina Fasso, Côte d’ivoire, Guinée, Mali, Niger,Sénégal, Togo) ainsi que le Rwanda et Ghana dont les dirigeants sont en plein “pour parler”. Exemple à suivre…

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