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Africa50 pour mobiliser l’épargne!

Africa50 a tenu sa première assemblée générale le 29 juillet à Casablanca. Au programme, l’adoption des statuts, la désignation d’un conseil d’administration et d’autres organes statutaires et l’augmentation du capital.

Africa50 est le résultat d’expériences et d’innovations. Son but est d’accélérer la réalisation d’infrastructures en Afrique et de mobiliser les investissements privés afin de concevoir une nouvelle plateforme pour la croissance africaine. Tous les projets ayant une grande portée régionale et nationale dans les secteurs des technologies de l’information, de l’énergie, de la communication, du transport et de l’eau sont la priorité d’Africa50.

Africa50 pour financer des projets d’infrastructures viables

Les pays fondateurs d’Africa50 sont la République du Congo, le Bénin, Djibouti, le Cameroun, l’Égypte, le Ghana, le Gabon, la Côte-d’Ivoire, le Malawi, Madagascar, le Mali, le Sénégal, la Mauritanie, le Maroc, le Nigeria, le Niger, le Soudan, la Sierra Leone, le Togo et la Gambie.

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L’ambition d’Africa50 est de mobiliser l’épargne au sein même du continent mais aussi en dehors de celui-ci afin de financer des projets d’infrastructures qui sont commercialement viables.

L’engagement et l’investissement dans ce projet de la part des pays africains est une première étape essentielle pour attirer des investisseurs institutionnels, des fonds souverains, des sociétés d’assurance ainsi que des fonds de pension et d’autres sources de financement à long terme.

Des privilèges et des immunités semblables à ceux de la BAD

Vingt pays africains et la BAD ont souscrit pour un montant global initial de 830 millions d’USD dans le capital social.

Durant l’assemblée générale, les membres fondateurs ont approuvé des statuts qui consacrent les normes les plus strictes en matière de gouvernance. Le siège du fonds Africa50 se situant à Casablanca, au Maroc, un accord conclu avec le Royaume du Maroc lui confère des privilèges et des immunités semblables à ceux dont bénéficie la Banque africaine de développement. Les participants à l’assemblée générale ont également procédé à la nomination des membres des conseils d’administration. Le cabinet KPMG a été désigné comme auditeur externe.

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M. Alassane Ba directeur général par intérim

Au terme de cette assemblée générale, les nouveaux conseils d’administration se sont réunis et ont déclenché le processus de recrutement du directeur général d’Africa50 par le biais d’un appel à candidatures international. Pour permettre un fonctionnement immédiat, M. Alassane Ba a été désigné directeur général par intérim.

Tandis que cette première assemblée était ouverte seulement pour des pays africains, il est prévu que la prochaine (avant fin 2015) sera disponible non seulement pour les pays africains qui voudront encore investir dans Africa50, mais aussi pour des investisseurs non-souverains tant en Afrique qu’à l’extérieur du continent.

Photos : huffpost.com

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