Politique

Le Rwanda : bon élève en matière de gestion publique

Le World Economic Forum a classé le Rwanda 7ème des pays les mieux géré au monde (WEF). Le Rwanda peut être fier de l’efficacité de sa gestion publique. Le pays a réduit le gaspillage de ses ressources et a adopté une politique de transparence pour accueillir des investissements directs étrangers.
 

Une politique monétaire prudente

 
Kagamé, l’homme fort du Rwanda, a initié des réformes à moyen terme dont le but stratégique est le développement économique et la réduction de la pauvreté (SDERP). On pense notamment aux performances agricoles qui ont permis au Rwanda de connaître une croissance importante au fil des années.
 
Par ailleurs, le programme à long terme ‘’Vision 2020’’ met l’accent sur le développement des activités non agricoles, permettant au pays d’être présent sur tous les fronts. On peut féliciter le Rwanda d’être champion dans la production de minerais parmi les pays de la région des Grands Lacs.
 
Ainsi comme l’a déclaré Anastase Shyaka à la tête du conseil rwandais de la gouvernance (RGB), «Nous ne sommes pas surpris par ce classement parce qu’il ne fait qu’exprimer la réalité de ce qui se passe chez nous. Au Rwanda, il y a un processus compréhensible en ce qui concerne la gestion et la reddition de compte, en particulier dans l’usage des ressources publiques”.
 

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Un produit intérieur brut rwandais en constante progression

 
La croissance annuelle moyenne du PIB ne cesse d’augmenter. De 4.7 % en 2013, la croissance du PIB réel du Rwanda est montée à 7.0 % en 2014, dépassant les 6.0 % escomptés. Elle devrait atteindre 7.5 % en 2015 et en 2016. La politique macro-économique d’inspiration libérale instaurée par le gouvernement rwandais a permis la libre entreprise et l’arrivée d’investissements étrangers directs.
 

Pourquoi investir au Rwanda?

 
Le président Kagamé a annoncé des appels à projets à hauteur de 23 milliards de dollars en octobre 2014. La signature en juin 2015 en Egypte d’un accord pour créer la plus grande zone tripartite de libre échange (TFTA) en Afrique va favoriser le commerce intra-africain grâce à l’assouplissement des tarifs douaniers. Du Cap au Caire, ce marché commun africain va profiter pleinement au Rwanda, qui réduit constamment le poids de la bureaucratie et les lourdeurs administratives.
 

Un marché régional en plein expansion

 
Ainsi par exemple ‘’CIMERWA’’, l’unique usine cimentière rwandaise, cherche à augmenter son rendement pour subvenir aux besoins régionaux et ne plus importer du ciment à l’extérieur. Le gouvernement fédéral allemand a décidé d’investir, depuis mai 2015, 1 million d’euro dans ce secteur.
 
Fier de ses régions volcaniques et montagneuses au nord, du lac Kivu à l’ouest et de ses gorilles, le Rwanda va continuer à développer le tourisme local qui représente à lui seul le plus gros pourvoyeur de devises du pays.
 
Faire de sa faiblesse une force, voilà ce que le président rwandais Kagamé a su faire ces dix dernières années en favorisant à la fois les investissements internationaux et régionaux. L’accès à l’éducation pour tous est pratiquement atteint, ce qui promet un avenir prometteur aux générations futures et renforce le sentiment de confiance au sein de la population rwandaise. Transformer le gaz mortel du lac Kivu en énergie est aussi un projet prometteur pour le pays, comblant ainsi ses besoins en électricité. Enfin, L’entrée en Bourse de Crystal Telecom et Equity Bank à Kigali est aussi une bonne nouvelle pour l’économie du pays. De nombreux secteurs de l’économie rwandaise vont pouvoir profiter du capital dégagé. Un beau succès qui en appelle d’autres !
 

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