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Hammamet 1er aéroport africain accrédité Réduction

C’est une première pour un aéroport africain ! L’aéroport international Enfidha-Hammamet, qui s’était vu attribué en 2013 la fameuse accréditation carbone au niveau « Mapping » a continué dans sa lancée en 2014 pour disposer désormais du niveau « Réduction ». Un pas environnemental et une reconnaissance internationale de plus pour l’aéroport tunisien.

Cette accréditation a fait de l’aéroport Enfidha-Hammamet, point de jonction principal entre deux des stations touristiques les plus emblématiques de Tunisie, Hammamet et Sousse, une référence pour l’Afrique en matière d’environnement. Zoom sur l’accréditation carbone, véritable baromètre environnemental des aéroports du globe.

L’accréditation carbone, un gage de respect de l’environnement

L’accréditation carbone, traduction française de l’anglais « Airport Carbon Accreditation », est la certification de la gestion du carbone pour les différents aéroports dans le monde. Il permet de reconnaître les efforts des aéroports pour gérer et réduire leurs émissions de carbone selon quatre niveaux : Mapping, Réduction, Optimisation et Neutralité.

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L’accréditation a été lancée par le corps d’aéroports européens TRADE ACI Europe à l’occasion de leur congrès annuel en juin 2009 et est administré de façon indépendante par WSP Environment & Energy, une agence de conseil international.

Le niveau « Réduction » pour Enfidha-Hammamet, une première en Afrique

En 2014, l’aéroport Enfidha-Hammamet avait réussi à se doter du niveau Réduction après avoir acquis, une année auparavant, le premier niveau Mapping. Ce niveau de l’accréditation carbone est attribué aux aéroports qui sont en mesure de mesurer l’empreinte carbone dans leurs activités. Le niveau Réduction, lui, est délivré dès lors que l’aéroport en question a mis en place une réelle gestion des émissions de carbone et en l’occurrence une gestion poussée vers une réduction des émissions de CO2. Par exemple, l’usine d’énergie tri-génération de l’aéroport tunisien lui permet de produire plus de 90% de ses besoins énergétiques en chaud, froid et électricité.

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En guise de comparaison, ACI Europe a renouvelé le niveau Optimisation, soit le niveau 3 de l’accréditation, aux aéroports Roissy-Charles de Gaulle et Paris-Orly. Outre les caractéristiques des deux niveaux précédents, ce troisième niveau represente principalement l’engagement de tierces personnes dans la réduction des émissions de carbone. Ces tiers peuvent être des compagnies aériennes ou encore différents prestataires de services, par exemple les manutentionnaires indépendants au sol, les entreprises de restauration ou encore le contrôle de la circulation aérienne.

En septembre 2013, 77 aéroports dans 24 pays en Europe, 12 aéroports dans 7 pays d’Asie-Pacifique et enfin l’aéroport Enfidha-Hammamet étant le premier aéroport africain, ont été accrédités, chacun à des niveaux différents. Si on peut applaudir cette nouvelle, nous pouvons aussi regretter qu’il n’y en ait qu’un représentant du continent !

Référence de l’image : panoramio.com

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