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Tidjane Dème, artisan de l’Afrique numérique

Tidjane Dème a de grands projets pour l’Afrique, et il entend bien le faire savoir. À 39 ans celui qui n’est autre que le directeur de Google en Afrique de l’Ouest souhaite opérer une véritable révolution numérique à grande échelle. Mais quelle est la véritable visée de cet homme considéré comme le 5ème jeune leader économique? Zoom sur Tidjane Dème, un avant-gardiste de la toile désireux de tisser un véritable rêve africain du numérique, mais bien réel

L’enfant de Saloum (Sénégal) en charge du pilotage des services de Google dans l’Afrique francophone entend bien franchir un cap dans le développement de l’économie numérique. Un défi de taille pour les millions de jeunes africains mais aussi pour la pérennité de la francophonie qui voit en l’Afrique la nouvelle rampe de lancement ou plutôt de « relancement » de son influence dans le monde.

L’Afrique, ce vivier technologique

Tidjane Dème est un homme de nature optimiste si bien qu’il se définit comme un Tech-optimiste. Le fait est que M. Dème croit en son continent et en son potentiel, celui d’un marché du numérique immense qui dépasserait les espérances, jadis, des premiers business plans en matière de téléphonie mobile des années 90. En ce sens, le directeur passionné de science fiction estime que ce n’est pas l’Afrique qui a été prise dans une vague technologique mais qu’au contraire c’est bien l’Afrique qui a pris la vague technologique. Une véritable révolution silencieuse qui est en voie de se réaliser par l’existence d’une masse de passionnés sur le contient et qui ne demande qu’à être soutenue par leurs gouvernements.

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Une carence des dirigeants africains en matière de développement du numérique

L’optimisme de celui que l’institut Choiseul classe 5ème plus important entrepreneur africain de moins de 40 ans, ne cache toutefois aucunement ce qu’il estime être un manque de soutien des gouvernements africains. Ainsi, il dénonce notamment la préférence des politiques nationales des États africains en faveur des télécoms, marché juteux et très lucratif où les bénéfices à court termes générés viennent bloquer les investissements dans le numérique, secteur d’avenir mais bien plus fastidieux à mettre en valeur.

L’homme souhaite du moins que les gouvernements « accompagnent » cette révolution numérique et ne cesse de citer les multiples avantages que cela apporterait : accès au savoir, à la technologie, au marché du monde entier mais surtout à l’emploi. Car le numérique est vecteur de carrières professionnelles divers et variées, un élément crucial dans nombres de pays africains où le chômage demeure une préoccupation de premier plan.

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Tidjane Dème « vers une Afrique moderne »

Selon Tidjane Dème, le premier point crucial à mettre en place est la connectivité. Une connectivité efficace qui ferait des pays africains des véritables hub-numériques. Deuxième élément cardinal, la qualité de la formation des futurs acteurs du numérique africain.

Quoiqu’il en soit, l’homme, a bon espoir. Sans souhaiter « installer » les communautés numériques africaines de demain, il sait que sa tâche, à son échelle de directeur Google pour l’Afrique francophone, s’inscrit dans la découverte et la promotion « des champions du numérique et les pousser pour qu’ils réussissent ». Une quête qui, sans être des plus aisées s’avère forte d’ambition. Bon courage!


Sources des photos:  www.youtube.com

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