Mines et fossiles

La Libye refuse de participer au gel de la production de pétrole

Le 17 avril 2016, les 13 pays membres de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) sont invités par Doha (Qatar) à participer à une réunion ayant pour but de trouver un accord sur le gel de la production de pétrole afin de réduire les excès d’offres sur le marché international. Cependant, ce sera sans compter sur l’Argentine, le Brésil, l’Iran et notamment la Libye qui a récemment déclaré via son délégué auprès de l’OPEP que le pays n’avait pas l’intention de se rendre à l’événement, confirmant ainsi leur initiative entamée il y a déjà plusieurs mois de retrouver un haut niveau de production.

La Libye s’écarte de l’accord du gel de la production pétrolière

petrole libye continent noir 2Pour rappel, le 16 février dernier, le Venezuela, la Russie, l’Arabie Saoudite et le Qatar se sont mis d’accord sur le maintien d’une production de pétrole au niveau de celui de janvier, demandant aux autres pays membres de suivre cette initiative. Cependant, la Libye ne suivra pas cette résolution. En effet, la production libyenne avait fortement diminué lors des conflits du Printemps arabe de 2011 passant de 1,6 millions de barils par jour avant la crise à 440 000 barils par jour actuellement. Ainsi, avec un tel niveau de production, il semble évident que la Libye ne soit pas concernée par les restrictions que proposent les principaux pays membres de l’OPEP puisque son refus de participer au gel de la production ne devrait pas avoir d’incidence sur le marché ni sur un potentiel accord commun lors de la réunion.

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De plus, cette décision pourrait également s’avérer efficace et stratégique car cela constituerait pour la Libye une opportunité économique considérable. En effet, si le pays retrouve son niveau de production d’avant 2011 alors que ces concurrents ont adoptés le gel de l’offre, alors la Libye pourrait gagner de nombreuses parts de marché. D’autant plus que se réveille l’Iran, un autre géant de la production de pétrole, qui, suite à la fin de l’embargo, fait son grand retour sur le marché international, et refuse aussi de participer au gel de la production pétrolière. Bien qu’aujourd’hui faible (de l’ordre de 500 000 barils par jour), la production Iranienne peut atteindre les 3 millions de barils par jour.

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2 millions de barils libyens par jour

A l’heure actuelle, la production pétrolière Libyenne est limitée par la situation politique du pays. En effet, la Libye est encore le théâtre de différents conflits armés qui freinent productions et exportations. Cependant, selon Mustafa Sanalla, président de la NOC, la compagnie pétrolière nationale Libyenne, la sécurité devrait grandement s’améliorer après l’entrée en vigueur d’un gouvernement d’union nationale soutenu par la communauté internationale. Un contexte qui devrait permettre à la production de pétrole de repartir de plus belle, pouvant même selon lui « atteindre très facilement les 2 millions de barils par jour ».

Sources des images : commons.wikimedia.org

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