Politique

Alamine Ousmane Mey guide le Cameroun vers un avenir prospère

Le ministre des Finances du Cameroun, Alamine Ousmane Mey a été nommé ministre des Finances de l’année au prestigieux prix Afrikan Banker 2016. L’honneur est bien mérité. Alors que pour beaucoup il reste un inconnu, il est pourtant celui qui a permis un développement rapide de l’économie camerounaise. Cette récente attribution donne du crédit à une carrière exceptionnelle.

Education et succès bancaire

Né à Kousseri en 1966, Alamine Ousmane Mey a grandi dans une famille de classe moyenne supérieure. En étudiant à l’étranger notamment en Allemagne, en Belgique et en Turquie Il acquiert une éducation financière solide.

À son retour au Cameroun en 1993, Mey obtient un emploi avec la banque CCEI, qui deviendra ensuite Afriland First Bank. Il gravit rapidement les rangs, et en 2003 il a été nommé directeur général de la banque qui est, à l’époque, la seule institution financière privée détenue non étrangère.

Mey inaugure rapidement une nouvelle ère de succès de l’entreprise. Afriland joue ainsi un rôle clé dans le financement de l’économie camerounaise et la conduite des dépenses de consommation. En 2010, la banque émet l’équivalent de 567 millions de dollars dans le crédit, une somme astronomique par rapport aux normes régionales. Sous sa direction, la banque a connu une croissance rapide et est rapidement devenu l’une des principales banques de la région et elle jouit encore d’une solide réputation internationale à ce jour.

Une carrière au gouvernement pour Alamine Ousmane Mey

Les succès de Mey chez Afriland ne passent pas inaperçus. En 2011, on lui propose le poste de ministre des Finances et cela malgré l’absence d’expérience. Il entreprend rapidement une série de réformes financières qui vont augmenter les recettes publiques. Il recentre également les investissements publics vers des projets durables qui génèrent une croissance de l’économie.

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mey 2Mey emprunte soigneusement l’argent pour financer les développements d’infrastructure clés en dehors de la capacité du budget du gouvernement. Une stratégie particulièrement astucieuse car ainsi les prêts sont utilisés pour cibler les secteurs développés de l’économie aux gains potentiels élevés, à la fois en termes monétaires et pour le peuple du Cameroun. Il a souligné sa politique en disant: «Oui, nous allons emprunter, mais nous allons nous concentrer sur les projets de changement de vie».

Mey a ainsi acquis une réputation d’expert de la supervision des projets ambitieux intégrant plusieurs parties. Un tel exemple a été l’achèvement récent du pipeline Lom Pangar. Ainsi son cout (86 millions de dollars) a été partagé entre le gouvernement camerounais, la Banque mondiale et COTCO (Cameroon Oil Transportation Company) qui a entrepris le projet. Cela a été salué comme un grand succès car il a été bouclé à l’heure et en respectant le budget tout en bénéficiant indirectement à des milliers de Camerounais. Christian Lenoble, le directeur général de COTCO, a salué l’efficacité de cette relation de travail, «La collaboration entre le projet et le gouvernement était superbe. Pour moi, il a été un facteur clé de notre réussite dans la réalisation de notre travail sur le temps et dans le budget « .

Une performance impressionnante par rapport aux tendances régionales et internationales

Avant que M. Mey prenne la barre des finances, la croissance du Cameroun se situait, en 2010, à un médiocre 3,3 %. Avec lui, l’économie a connu une croissance sur un an estimée à 5,5 % en 2015. Cette performance est particulièrement impressionnante lorsqu’elle est comparée aux tendances internationales et régionales. La plupart des pays voisins du Cameroun ont affiché des chiffres de croissance décevants dans les années 2014 et 2015, en grande partie en raison de la baisse des prix mondiaux des matières premières ou de l’instabilité politique. Le Cameroun a résisté à ces deux tendances, en partie grâce à sa diversification économique.

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De fortes exportations de matières premières ont permis au Cameroun de passer sans trop de mal le pire de la crise financière mondiale, mais Alamine Ousmane Mey a réalisé que l’économie était encore vulnérable. Sous les conseils de ce dernier, le gouvernement met alors en place des programmes pour diversifier son économie et développer les secteurs de la construction, de l’agriculture, des transports et de l’énergie. Les fruits de cette stratégie ont permis au Cameroun de passer sans encombre le krach des matières premières, marquant encore un nouveau succès pour le ministre des Finances.

Personne ne contestera que le Cameroun soit toujours confronté à de grands défis à relever, mais Alamine Ousmane Mey n’est pas du genre à se reposer sur ses lauriers. Il est déterminé à répondre à une série d’objectifs de développement fixés par le FMI, et compte tenu de ses succès passés, il risque d’y arriver !

sources des photos : zimbio.com

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