Mines et fossiles

Angola, nouveau leader pétrolier africain

L’Angola, pays membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole depuis 2007, est devenu au deuxième trimestre 2016 le premier pays africain producteur de pétrole. L’Angola a donc battu le Nigéria en nombre de barils produits par jour. Mais, du fait de la baisse du prix du baril, le pays, dont le PIB est intimement lié au cours du pétrole, a vu sa croissance diminuer et a dû se résoudre à demander de l’aide au FMI.

1,7 million de barils par jour

En février 2016 l’Angola a produit plus de pétrole que son rival le Nigéria : 1,7 million de barils par jour contre 1,5 million pour le Nigéria. C’est en réalité ce dernier qui a connu une baisse de production, du fait notamment des attaques et des vols dans le Delta du Niger. Mais l’Angola a prévu de défendre cette première place en continuant le développement de sa production avec de nouveaux puits pétroliers.

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40 % du PIB

angola petrole 2Aux côtés du gaz, des diamants, du fer, du cuivre et de l’uranium, l’or noir est la ressource qui génère le plus de revenus. La production et la vente de pétrole représentent en effet pour l’Angola 75 % des rentrées fiscales du pays et jusqu’à 95 % de ses entrées en devises étrangères. L’or noir est responsable de 40 % du PIB du pays.

Isabel dos Santos : la femme forte du secteur

Preuve de l’importance du pétrole sur l’économie nationale, c’est la fille du président Eduardo dos Santos, Isabel dos Santos qui a été nommée en juin dernier à la tête de la compagnie pétrolière nationale Sonangol. Avec une fortune estimée à 3,5 milliards de dollars, elle est aujourd’hui la femme la plus riche d’Afrique.

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L’aide du FMI

Mais le prix du pétrole est soumis au cours du baril. Alors lorsque le prix du baril passe de 20 dollars en 2002 à 140 en 2008, la croissance économique de l’Angola s’envole et affiche un taux à deux chiffres et par conséquent les caisses de l’Etat se remplissent. Mais lorsqu’avec la crise, le cours du baril retombe à 40 dollars, c’est toute l’économie qui en pâtit. Cela a plusieurs conséquences : la baisse du taux de croissance tout d’abord et la décision au plus haut niveau de l’Etat de demander de l’aide au Fonds monétaire international.

Source des photos : macauhub.com.mo

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