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Le tour des hubs de Nairobi à Addis-Abeba

La technologie mobile et l’attrait pour les TIC sont la bonne équation pour le développement des hubs et autres incubateurs sur le continent africain. Berceaux des start-up, espaces de coworking, lieux de formation et de networking, les hubs abondent dans de nombreuses capitales, comme à Nairobi, à Accra ou encore au Caire. Tour d’horizon de ce nouveau lieu de création d’entreprises et d’innovation.

Un hub c’est quoi ?

Au départ les hubs sont des lieux d’échange et de rencontre, grâce auxquels les jeunes entrepreneurs peuvent trouver du soutien, de la formation et un accompagnement administratif et financier. Rencontrer les bons investisseurs n’est pas une tâche aisée pour les start-up et c’est tout l’enjeu des incubateurs. Mais un hub est également un lieu de travail pour les freelances ou les étudiants. Les métiers en lien avec les nouvelles technologies sont évidemment surreprésentés dans ces nouveaux espaces.

Impulsion publique et privée

hub-afrique-2Comment se crée un incubateur ? D’où vient l’impulsion ? Au Rwanda par exemple, c’est le secteur public qui a favorisé l’installation de cet écosystème. L’objectif du gouvernement est d’atteindre une couverture 4G à 95 % d’ici l’été 2017. Ainsi de grands moyens ont été dégagés pour le développement d’infrastructures, mais également pour subventionner les nouvelles start-up, qui sont les premiers bénéficiaires de l’amélioration du réseau internet. Idem au Sénégal avec le CTIC Dakar fondé en 2011. Dans d’autres pays, comme au Kenya qui est le précurseur des incubateurs sur le continent africain, c’est le secteur privé qui est à l’initiative de ces lieux d’innovation. Les opérateurs mobiles, comme Orange ou MTN, sont à l’origine d’incubateurs au Cameroun ou au Niger.

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iHub, l’exemple de Nairobi

C’est dans la capitale kényane que le premier hub s’est ouvert. Il offre une connexion internet, des programmes de parrainage, de l’accompagnement financier ainsi qu’un accès à une communauté d’entrepreneurs et d’investisseurs internationaux. iHub, fondé en 2010, est à l’origine l’idée du blogueur kényan et spécialiste des nouvelles technologie Erik Hersman. A la suite d’iHub une dizaine d’autres incubateurs ont vu le jour depuis 2010 au Kenya. La plupart sont privés ou universitaires, comme le C4DLab de la School of computing and informatics.

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D’Accra à Lagos en passant par le Caire

Les pays qui comptent le plus d’incubateurs, après le Kenya et l’Afrique du Sud, sont le Nigéria, le Ghana, l’Egypte et le Maroc. Installés à Lagos et à Abuja, les hubs nigérians ont permis à plus d’une vingtaine de start-ups de trouver des financements en 2014. Au Ghana, le premier incubateur privé à ouvrir ses portes est le mFriday, spécialisé en technologie mobile. De son côté, le gouvernement avait dès 2005 initié le Ghana Multimedia Incubator Center. Au Caire une communauté d’informaticiens et de spécialistes open-source a fondé, en 2009, le Cairo Hackerspace. Les hubs se multiplient sur le continent et ce n’est que le début…

Sources des images : lemoci.com

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