Politique

Vers une économie diversifiée au Gabon

Alors que le pays doit décider de son futur président, une chose est sure : tous les dirigeants s’accordent à dire que le Gabon doit sortir du tout-pétrole. La dépendance à l’or noir est dangereuse, surtout lorsque le prix du baril chute. La solution pour diversifier l’économie, selon le président sortant Ali Bongo, est le développement de zones économiques spéciales comme celle de Nkok. Entre projet présidentiel et réalité industrielle, le Gabon vit une révolution économique.

“Gabon émergent”

Initié en 2009, le plan stratégique nommé “Gabon émergent” veut transformer l’économie du pays. L’idée centrale est de se baser, non plus sur l’extraction et l’exportation de pétrole, mais sur trois nouveaux piliers de croissance : l’industrie, l’économie verte et les services. En effet, le Gabon est encore très dépendant de l’activité pétrolière. Selon le Trésor public français, ce secteur représente près de 40 % du PIB et 65 % des exportations du pays. La production s’est stabilisée à partir de 2006, avec 250.000 barils par jour. Elle est estimée aujourd’hui à 200.000 barils par jour. Or le prix n’a pas cessé de fluctuer et cela n’est pas sans conséquences sur l’économie du pays. Non seulement, les autorités ont décidé de rejoindre les pays de l’OPEP afin de participer aux régulations tarifaires mais il a été décidé également de tendre vers une sortie du tout-pétrole.

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GSEZ, le projet Nkok

gabon-zes-2Le projet de zone économique spéciale est au cœur de cette politique. Le Gabon, riche de ressources minières, comme le manganèse, l’or et le minerai de fer, peut ainsi se doter d’infrastructures industrielles, comme en témoigne le nouveau port minéralier d’Owendo mais également la zone de Nkok. Ce nouvel espace, situé à 30 km du nouveau port et à 27 km de Libreville, s’étend sur une superficie de plus de 1100 hectares et accueille aujourd’hui 80 investisseurs en provenance de 18 pays. Parmi les activités présentes sur le site : les Aciéries du Gabon, inaugurées en février dernier, mais également la filière bois du pays.

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Jean Ping contre Ali Bongo

Lors d’un débat télévisé en février dernier, il a été question des résultats de la zone de Nkok. Alors que les chargés du projet avaient annoncé initialement près de 7000 créations d’emploi dès 2015, la zone ne comptait au début de l’année 2016 que 1000 emplois créés. Ainsi lors de la campagne présidentielle qui s’est achevée le 27 août dernier, le candidat de l’opposition Jean Ping ne s’est pas abstenu de critiquer la politique économique du président sortant Ali Bongo. Les mois qui viennent diront si le président élu gardera le même cap économique.

références des images : fr.gsez.com

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