Politique

Gambie, une élection présidentielle sous tension

Le 1er décembre 2016 aura lieu l’élection présidentielle de Gambie. Le président sera élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans. Un évènement très important pour le pays qui a vécu et vit toujours des tensions socio-économiques et politiques.

 

Climat sous tension en Gambie

 

Depuis quelques années, la Gambie est en crise politique, sociale et économique. Le changement climatique, le tourisme en baisse, la crise du virus Ebola de 2013 ont fragilisé le pays.

 

La Gambie vit aussi sous une tension politique depuis longtemps, une situation qui s’est accentuée depuis deux ans suite à la dernière tentative de coup d’Etat contre le gouvernement de Vahya Jammeh en décembre 2014.

 

Vahya Jammeh, président à quel prix ?

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Depuis 1996 la Gambie est gouvernée par Vahya Jammeh chef du parti APRC ( Alliance patriotique pour la réorientation et la construction). Arrivé suite un coup d’Etat militaire renversant le président Dawda Jawara, Jammeh est resté au pouvoir par la force et l’intimidation. Les arrestations, la torture, les disparitions, les excentricités du président, les diverses tentatives de coup d’Etat isolent le pays. La Gambie a d’ailleurs quitté la cour pénale internationale en 2016, et le Commonwealth (1) trois ans plus tôt. À l’international, elle est considérée comme une dictature. Le peuple gambien est victime d’un pouvoir qui se veut absolu depuis plus de 20 ans.

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Le président Jammeh veut le pouvoir exclusif et est prêt à tout pour le garder. Il a annoncé en février dernier, via Twitter, sa candidature aux prochaines élections : « Je viens de me nommer (proposer) et me suis confirmé comme candidat au poste présidentiel pour 2016″(2).

L’opposant principal de Jammeh, Ousainou Darboe du partis UDP (Parti démocratique unifié) a été arrêté en juillet dernier et ce pour trois ans suite à sa participation à une manifestation pacifiste. Une candidature aux prochaines élections présidentielles lui est donc impossible.

De plus, désormais, les futurs opposants devront s’acquitter de 500.000 dalasis (12.500 dollars US). Ces mesures, créées par le gouvernement de Jammeh, favorisent bien sûr une réélection du président-dictateur.

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Une opposition dispersée

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Pourtant le président sortant fait face à plusieurs opposants. Alpha Barrow, nouveau chef d’UDP et Hamath Ba chef du PNR (Parti de la réconciliation nationale). Ce dernier est lui-même à la tête d’une coalition de quatre partis PDOIS, PNR, GPDP et NADD (3).Cette dispersion de l’opposition sera sûrement défavorable à un changement politique tant espéré par le peuple gambien.

 

Sources : voanews.com et freedomnewspaper.com

1- Le Commonwealth ou Commonwealth of Nations (littéralement, la « Communauté des nations ») est une organisation intergouvernementale composée de 52 États membres qui, pour la plupart, sont d’anciens territoires de l’Empire britannique.

2- King Yahya Jammeh (@ProfJammeh_GM) 24 février 2016 Twitter.

3- PDOIS Party Democratic Organization for Independence and Socialism,GPDP Party For Democracy & Progress, NADD National Alliance for Democracy and Development

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