Politique

Macky Sall signe la Charte africaine sur la sûreté et la sécurité maritime

Après 18 pays en octobre 2016, ce sont maintenant 30 pays qui ont paraphé la Charte africaine sur la sécurité maritime. Macky Sall, le président sénégalais, a en effet apposé sa signature lors du 28e sommet de l’Union africaine (UA) qui se tenait fin janvier à Addis-Abeba en Ethiopie. Les 30 pays vont maintenant mettre en œuvre le premier instrument juridique pour sécuriser les littoraux africains.

C’est le 30 janvier dernier que Macky Sall, le président sénégalais, signait la « Charte africaine sur la sûreté et la sécurité maritime et le développement » lors du 28e sommet de l’Union africaine (UA) qui se tenait à Addis-Abeba en Ethiopie.

Cette signature vise à doter l’Afrique d’un arsenal juridique lui permettant de garantir la sécurité maritime autour du continent.

Pourquoi une telle charte de sécurité est-elle nécessaire ?

Depuis plusieurs années, un phénomène inquiétant a littéralement bouleversé le développement économique de l’Afrique en mer : la piraterie ! De nombreux actes extrêmement violents ont terrassé les navires qui osaient s’aventurer dans des zones maritimes contrôlées par les terroristes. On ne compte plus le nombre de navires attaqués dans certaines zones. Piraterie, vols à main armée, trafic de drogues, trafic de migrants, trafics illicites, pêche illicite, non déclarée et non réglementée, une liste interminable. Non seulement ces agressions ont fait de nombreuses victimes mais elles ont surtout entaché l’image de l’Afrique et l’ont empêchée de tirer pleinement profit des opportunités de la mer.

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Un enjeu de taille pour l’Afrique

L’objectif est clair : il faut doter l’Afrique de toutes les armes pour combattre ces actes et rendre la zone en mer plus sûre.

Ces armes sont surtout des moyens légaux et juridiques pour combattre ces terroristes. Mais l’enjeu est plus grand encore car la sécurisation des mers et des océans en Afrique passe aussi par la protection de l’environnement pour contrôler la pollution marine et les espèces menacées de disparition.

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Néanmoins, le changement climatique est aussi un facteur à prendre en compte dans la gestion des espaces insulaires.

Une charte pour l’avenir

Avant l’accord signé pour cette charte adoptée à Lomé au Togo en octobre 2016, c’était le désert juridique pour pouvoir protéger les littoraux africains contre les nombreux crimes commis le long de ses côtes.

Avec un nombre de pays signataires passé de 18 (octobre 2016) à 30 pays, Idriss Deby, président sortant de l’Union africaine a ainsi qualifié l’augmentation du nombre de signatures de la charte de Lomé comme « une étape décisive dans la dynamique de préservation de l’espace maritime ».

Contrer les dangers ou les réduire à court terme, les 30 pays vont maintenant pouvoir travailler à la création d’institutions nationales, régionales et continentales appropriées et la mise en œuvre de politiques susceptibles de promouvoir la sûreté et la sécurité en mer.

Photos: icilome.com et LeCanard.fr

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