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CAF : la Coupe d’Afrique des Nations à l’heure des grandes réformes

Réuni du 18 au 19 juillet 2017 à Rabat au Maroc, le comité exécutif de la Confédération Africaine de Football a profité de son dernier symposium pour procéder au toilettage de sa compétition phare, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). En effet, cette compétition majeure connaîtra une modification de calendrier dès la prochaine édition et verra les équipes finalistes passer de 16 à 24.

De 16 à 24 équipes finalistes

Depuis plusieurs éditions, la messe du football africain que constitue la Coupe d’Afrique des Nations réunissait 16 équipes finalistes. En effet, aux termes des éliminatoires de la compétition, seule les 15 meilleures équipes du continent africain s’étant qualifié, avaient leur billet de participation pour la phase finale de la CAN.  A ces 15 pays finalistes, s’ajoutait le pays organisateur qui jouissait d’office d’une qualification.

Mais à la lumière des réformes engagées par le comité exécutif de la CAF, la CAN accueillera 24 équipes à compter de l’édition 2019. C’est une réforme qui s’inspire du modèle de la nouvelle formule de l’Euro 2016, élargissant les chances de participations à plus d’équipes nationales.

Par conséquent, cette modification des modalités de la plus grande compétition africaine de football entraîne de nouvelles règles dans le cahier de charges des pays hôtes, notamment celles relatives à la capacité d’accueil. Si jusqu’à présent le pays organisateur de la CAN devait disposer de 4 stades officiels, l’apparition de la nouvelle mesure exige dorénavant la mise à disposition de 6 stades pour les matchs. D’autres infrastructures au nombre desquelles figurent les sites d’hébergements doivent par ailleurs être renforcées. Ceci représente un énorme défi pour le Cameroun, pays hôte de la prochaine édition de la CAN.

Avec cette nouvelle formule pour la compétition, il faudra également déterminer la manière dont se fera l’attribution des 8 billets supplémentaires puisque les phases éliminatoires du tournoi ont déjà débuté.

Des supporters en liesse (source: http://www.jeuneafrique.com)

Un réaménagement du calendrier de la CAN

L’autre réforme décidée lors des travaux menés à Rabat est la modification du calendrier de la compétition. Se déroulant tous les deux ans durant l’hiver européen, la CAN faisait naître des polémiques chez les clubs du vieux continent. Ces derniers font grise mine à chaque édition lorsqu’il s’agit de laisser en pleine saison leurs joueurs rejoindre les sélections nationales.

Ce changement du calendrier de la CAN est bien accueilli par de nombreux techniciens du foot tels que le sélectionneur du Mali Alain Giresse qui a d’ailleurs déclaré sur France 24 « C’est une bonne chose. En tant qu’entraîneurs nous le réclamions depuis longtemps car, jusqu’ici nous étions soumis à de gros problèmes pour la libération des joueurs par leur club ». Le présent réaménagement grâce auquel la CAN se tiendra en été à une période où tous les championnats européens sont déjà fermés devrait permettre à la compétition africaine d’éviter certains forfaits de joueurs importants contraints de renoncer au tournoi au profit de leurs clubs comme ce fut le cas du joueur camerounais de Liverpool Joël Matip en janvier dernier.

Ces réformes ont été lancées tambour battant sous le leadership du nouveau président de la CAF le malgache Ahmad Ahmad. En effet, le successeur d’Issa Hayatou s’était engagé au cours de la campagne électorale à mettre tout en œuvre afin de réformer le football africain. Les récents changements de la CAN viennent donc traduire l’accomplissement de ces promesses.

 

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