Politique

RDC : nouveau report du scrutin présidentiel

En République Démocratique du Congo, on s’achemine sans doute vers un nouveau report de l’élection présidentielle. Ceci devient évident à la lumière de la position affichée dernièrement par l’Union Africaine.           

Un report entériné par l’UA

Le gouvernement Kabila dont le Ministre des Affaires étrangères Léonard SheOkitundu avait effectué une tournée africaine pour exposer aux autres Chefs d’Etat du continent la situation politique en RDC rendant impossible les élections en 2017, vient de gagner l’assentiment de l’Union africaine. En effet, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine qui s’est réuni à Addis-Abeba le 23 aout 2017 afin de se pencher sur la situation politique en RDC a publié le 31 août les résultats des travaux de sa 712ème réunion. Et l’on y note une position favorable à la démarche du président Joseph Kabila dont le second mandat constitutionnel est arrivé théoriquement à échéance depuis décembre 2016.

Pour rappel, l’accord de la Saint Sylvestre avait donné un délai d’un an prenant fin en décembre 2017 au président congolais pour organiser le vote devant aboutir à l’élection de son successeur. Mais soulevant une situation politique non favorable, le régime Kabila souhaitait contre l’avis de l’opposition un autre report du scrutin. Abondant dans le même sens que Kabila, l’Union Africaine a reconnue que l’échéance de cette fin d’année était irréaliste pour la tenue des élections. Elle s’est appuyée pour cela sur les décisions de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ayant le 20 août dernier,« relevé un certain nombre de défis qui ont rendu irréaliste la tenue des scrutins en décembre 2017» comme nous informe jeuneafrique.com dans son article ‘’Nouveau report de la présidentielle en RDC : l’UA est OK, le Rassemblement pas KO’’ du 1er septembre 2017. Au nombre des contraintes hypothéquant la tenue du vote en cette fin d’année, on peut citer les questions sécuritaires, la situation du Kasaï et les modalités de la répartition des sièges parlementaires qui ne seront établie qu’une fois le fichier électoral consolidé.

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 Un soutien pour Kabila

Allant plus loin dans sa volonté de conforter la démarche du gouvernement Kabila, l’UA déclare avoir « pris note de la nomination de Bruno Tshibala et de Joseph Olenghankoy » aux postes de Premier ministre et de président du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA). Alors que l’opposition congolaise juge ces nominations contraires au compromis politique préétabli, l’UA estime plutôt qu’elles « parachèvent la mise en place du cadre institutionnel de la transition politique ».

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Un camouflet pour l’opposition

S’offusquant de cette prise de position de l’UA, l’opposition congolaise a estimé que l’institution continentale ne s’inscrivait pas dans l’esprit des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Ainsi, Christophe Lutundula, membre influent d’un regroupement politique de l’opposition congolaise a déclaré selon Jeune Afrique : « Ces décisions du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, c’est une honte pour l’Afrique.».

 

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