Politique

Egypte : Sissi candidat à sa propre succession

L’actuel président égyptien compte bien briguer à nouveau la magistrature suprême lors du prochain vote présidentiel en mars 2018. En effet, le principal intéressé Abdel Fattah al-Sissi, l’a fait savoir lui-même lors d’une déclaration publique le vendredi 19 janvier 2018. 

Sissi candidat pour le vote de mars 2018

Dirigeant l’Egypte d’une main de fer depuis son accession au pouvoir en 2014, Abdel Fattah al-Sissi a annoncé au cours d’un discours prononcé dans le cadre d’une conférence dans la capitale destinée à mettre en relief les réalisations de son bilan, son intention de briguer à nouveau la présidence.

Lors de ce discours dont la retransmission a été faite en directe sur les écrans de la télévision publique, le président égyptien déclarait: « Je vous annonce en toute honnêteté et transparence …et en espérant que vous l’accepterez, ma candidature pour le poste de président de la République ». Invitant ses compatriotes à prendre part massivement au scrutin, Sissi a tout de même ajouté qu’ils pouvaient accorder librement leur suffrage en disant « Votez pour qui vous voulez ».

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Les candidats au scrutin présidentiel de mars 2018 pourront enregistrer leur candidature jusqu’au 29 janvier. Quant à la campagne présidentielle, elle débutera officiellement le 24 février 2018 pour prendre fin un mois plus tard le 24 mars. En ce qui concerne le premier tour des élections présidentielles, il aura lieu du 26 au 28 mars à en croire l’Autorité nationale des élections. Au besoin, le deuxième tour sera programmé du 24 avril au 26 avril 2018.

De grandes incertitudes sur les potentielles candidatures

Mais les prochaines joutes électorales sont déjà remises en cause par certaines forces politiques quant à la fiabilité du processus. C’est le cas de Mohamed El-Sadate, neveu de l’ancien président Anouar El-Sadate qui juge déjà non transparent le prochain scrutin en relavant l’absence de « garanties claires sur l’intégrité et l’impartialité des institutions de l’Etat » qui selon lui sont acquises à la cause du pouvoir en place. Ainsi, il n’entend pas être candidat aux élections pointant du doigt un climat non favorable à l’organisation d’un scrutin libre.

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Par ailleurs, Ahmed Chafiq, ancien premier ministre ayant annoncé depuis sa résidence des Emirats arabes unis sa volonté de participer au scrutin s’est depuis son retour en Egypte en début d’année rétracté.

En ce qui concerne le défenseur des droits de l’homme Khaled Ali qui a d’ores et déjà lancé sa campagne, l’incertitude plane également sur sa participation à l’élection en raison du procès à son encontre actuellement en cours.

Objet de plusieurs attentats commencés en 2013, l’Egypte qui est en état d’urgence depuis avril 2017 abordera-t-elle une nouvelle page de son histoire avec le scrutin de mars 2018? Dans tous les cas il est à espérer un retour de l’accalmie pour la bonne marche des affaires du pays.

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