Politique

Burkina Faso : Mort du cinéaste Idrissa Ouédraogo

Le pays des hommes intègres a perdu l’une des icônes de son industrie cinématographique. En effet, Idrissa Ouédraogo, grand réalisateur a tiré sa révérence le dimanche 18 février 2018 à l’âge de 64 ans des suites d’une maladie au sein d’une clinique de la capitale Ouagadougou.

 

Une figure iconique du cinéma africain

Considéré comme une figure emblématique du 7ème art burkinabè et africain, Idrissa Ouédraogo s’est révélé à l’univers cinématographique à la sortie de son long métrage ‘’Tilai’’ qui a gagné en 1991 le prestigieux Etalon d’or de Yennenga au FESPACO.

Formé à l’Institut africain d’études cinématographiques de Ouagadougou ainsi qu’à l’université Paris Sorbonne, il compte à son actif une dizaine de chefs-d’œuvre cinématographiques parmi lesquels les réalisations de ‘’Yaaba’’ et ‘’La colère des Dieux’’ sont très appréciées du public. On retient également de l’homme affectueusement surnommé le « Maestro », la participation à la réflexion menée dans le cadre du tournage du film ‘’11-09-01’’ sur les malheureux attentats terroristes de 2001 à New-York aux Etats-Unis.

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Des hommages venant du président burkinabè….

À l’annonce de son décès, on a noté une vague d’hommages provenant de toutes parts. Ainsi, le premier magistrat burkinabè Roch Marc Christian Kabore a salué la mémoire du célèbre réalisateur africain en publiant sur son compte Twitter « Le Burkina Faso vient de perdre un réalisateur à l’immense talent profondément attaché à son pays. Je rends hommage à Idrissa Ouédraogo qui aura beaucoup œuvré au rayonnement du cinéma burkinabè et africain hors de nos frontières. L’Afrique perd avec sa disparition l’un de ses plus valeureux ambassadeurs…de la culture. ».

…mais aussi du milieu cinématographique

Dans le milieu cinématographique, les réactions d’hommages ont été également notées chez des professionnels. C’est le cas de la comédienne et réalisatrice Augusta Palenfo qui confiait à Jeune Afrique « C’est une grande perte pour le cinéma. On aurait souhaité que le cinquantenaire du FESPACO soit l’édition des burkinabè pour qu’on remporte à nouveau l’Etalon de Yennenga. Idrissa était bien placé pour nous faire miroiter ce rêve, malheureusement le sort a voulu autrement ». Saluant au passage son professionnalisme notoire et sa rigueur, l’actrice lui a également reconnu le mérite d’une grande générosité envers le milieu artistique. C’est ce qu’elle laissait entendre en disant « Parfois, il lui arrivait de rémunérer plus que ce qui était convenu dans le contrat pour les cachets. Beaucoup de professionnels du cinéma lui doivent aujourd’hui leur succès ».

Quant à l’actrice Georgette Paré qui a évolué longtemps aux côtés de l’illustre disparu, elle considère le réalisateur Ouédraogo comme « un monument du cinéma ». Celle dont le choix, de faire carrière au cinéma a été inspiré par les œuvres d’Idrissa Ouédraogo dans les années 80 a surtout salué la convivialité de cet homme.

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