Politique

Ali Bongo nouveau président de la CEEAC

Le 25 mai dernier s’est tenue la 16e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat de la CEEAC, à la tête de laquelle Ali Bongo, président du Gabon, a été désigné. Celui-ci aura la difficile tache de poursuivre les efforts d’intégration économique, politique et sociale de cette partie de l’Afrique centrale, dans un contexte d’instabilité intérieure, de montée du terrorisme et de chute du cours du pétrole.

Le président du Gabon Ali Bongo Ondimba a été désigné, le 25 mai dernier, président de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC). Il succède à la tête de l’organisation à Idriss Deby Itno, le chef d’Etat tchadien.

La CEEAC, fondée en 1983, est une communauté d’états regroupant la République d’Angola, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon, la république de Guinée équatoriale, Sao Tome & Principe, le Rwanda et le Tchad. Ses objectifs sont tournés vers la stabilité, le développement et la prospérité de la zone.

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Une tache difficile et de grande ampleur pour la CEEAC et Ali Bongo

En 2007, l’organisation s’est donnée trois axes prioritaires : la paix et la sécurité, les infrastructures et communications, et enfin l’environnement et la gestion des ressources naturelles. Il s’agit en effet d’enjeux cruciaux pour la région. La République centrafricaine est en proie à une guerre civile dévastatrice, tandis que Boko Haram commet de multiples exactions au Cameroun et au Tchad.

Dans le même temps, le cours du pétrole s’est effondré, réduisant drastiquement les ressources financières de la zone, déjà grevées par le financement nécessaire de la lutte contre le terrorisme. Les ressources allouées au développement des infrastructures et de l’intégration économique s’en trouvent fortement réduites, alors qu’elles constituent un enjeu durable pour la prospérité et la paix.

Les enjeux de la présidence gabonaise

Dans cet océan déchaîné, le Gabon fait figure d’îlot de stabilité et de sécurité dans la région. Le pays n’a connu aucun coup d’Etat depuis la prise du pouvoir par Omar Bongo en 1967, et son fils Ali semble suivre la même voie depuis sa succession au pouvoir en 2009. En outre, sa collaboration étroite avec la France et Total en particulier, en fait un interlocuteur fiable et apprécié en matière de sécurisation de la gestion pétrolière auprès des acteurs influents du marché.

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Sa motivation à s’impliquer dans la bonne santé économique et politique de la CEEAC est évidente : le pays doit éviter à tout prix un embrasement général chez ses voisins immédiats et au contraire contribuer à leur développement et à leur stabilité, dans l’optique de sauvegarder la sienne.

C’est en outre le moment idéal pour l’Etat gabonais de renforcer son influence diplomatique et stratégique dans cette région, et d’en devenir le référent incontournable. La tache est donc loin d’être aisée pour Ali Bongo !

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