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Icow, les sms d’aide aux fermiers kényans arrivent en Ouganda, en Tanzanie et en Ethiopie

Le service d’information mobile des petits agriculteurs kényans Icow sera bientôt disponible dans d’autres pays africains.

Icow est un service d’information via téléphonie mobile à l’attention des petits fermiers kényans lancé en 2011. C’est un outil de développement de leur productivité, fournissant une information personnalisée, répondant à toutes les interrogations des petits agriculteurs locaux concernant leurs élevages et leurs cultures. Su Kahumbu Stephanou, sa conceptrice, va lancer la version 2.0 d’Icow avec l’objectif de le rendre accessible aux fermiers d’Ouganda, de Tanzanie, et d’Ethiopie.

Icow : un système « low-tech »

Icow s’utilise tout simplement par sms, afin d’être accessible au plus grand nombre. « Ce n’est pas une application smartphone, car nos petits fermiers ruraux du Kenya ne sont pas connectés à Internet. Ils ont des téléphones mobiles basiques qui consomment peu d’électricité et qu’ils rechargent en crédit au jour le jour ». Pratiquement, les fermiers abonnés reçoivent trois sms par semaine, et ont la possibilité de contacter directement le service pour toute question spécifique.

Des sms personnalisés

icow continent noir 2L’abonné choisit le type de cultures qui l’intéresse, et a ensuite accès à des données personnalisées, en anglais ou en swahili. Par exemple, le calendrier de gestation de ses vaches, lui permettant de suivre la santé de l’animal via un système d’alertes. L’éleveur est aussi localisé, et renvoyé à un réseau local de partenaires, des vétérinaires, ou d’agences gouvernementales spécialisées. Des alertes sur des maladies qui se développent dans la région sont également envoyées en prévention afin d’éviter leur expansion.

La question du coût

Icow se finance en partie via les abonnements des petits fermiers qui y ont recours, 600.000 utilisateurs, dont 100.000 actifs. « Nous considérons que les fermiers doivent payer, ne serait-ce qu’une modique somme – le reste étant pris en charge par l’opérateur télécom Safaricom et d’autres acteurs du secteur agricole – pour que le service soit valorisé et utilisé » . Combien de petits fermiers d’Ouganda, de Tanzanie et d’Ethiopie pourront se le permettre ?

Sources des images : blog.ted.com

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