Mines et fossiles

Phosphates au Togo, une nouvelle vie commence !

A l’échelon international, le Togo est connu pour ses phosphates, parmi les meilleurs du monde. La première couche du gisement de phosphate dans le sud du Togo, du minerai de qualité exceptionnelle en exploitation depuis 1961 est en épuisement : la réserve est estimée à 2 milliards de tonnes. L’enjeu est donc de valoriser au maximum cette ressource « propre » et nécessaire au développement du pays, en développant des sous-secteurs.

Or, si c’était la principale source de recettes de l’Etat et des exportations dans les années 80-90, une mauvaise gestion, certains diront une gestion de satrapes, a fait chuter la production par 4 en 20 ans pour l’amener à 0,8 millions de tonnes en 2009.

un plan de relance du gouvernement du Togo

togo phosphate continent noirDepuis 2010, un plan de relance gouvernemental a permis d’injecter plus de 200 milliards de Francs CFA (305 millions d’euros), avec un renouvellement des équipements et l’ouverture de 2 nouvelles mines à Dagbati et Nyita, près de Lomé. Grâce à cela, la production a commencé à remonter avec 1,11 million de tonnes en 2013 et 2014.

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Après 4 ans de négociations et un appel d’offres international de 1,4 milliard de dollars, l’étape suivante va enfin voir le jour : ce nouveau projet permettra l’exploitation et la transformation de phosphate carbonaté et d’engrais de Kpémé (32 km à l’est de Lomé), l’un des plus grands gisements en Afrique subsaharienne.

Son développement a finalement été confié, début septembre, au consortium formé par Elenilto (filiale du groupe Engelinvest, spécialisé dans les mines et pétrole, contrôlé par l’israélien Jacob Engel) et son partenaire stratégique et technique, le chinois Wengfu, géant chinois du phosphate et des engrais végétaux.

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3 millions de tonnes de phosphate dans 3 ans

Le projet va bénéficier de la proximité du gazoduc allant du Nigeria au Ghana et de la courte distance entre la mine et le port pour réaliser des économies d’échelle et en retirer des avantages sur le marché international.

L’objectif est de commercialiser, d’ici à trois ans, au moins 3 millions de tonnes de phosphate de roche concentré, 500 000 tonnes d’acide phosphorique et 1,3 million de tonnes de fertilisants par an.

Sa mise en œuvre devrait générer des ventes de plus de 28 milliards de dollars et des milliers d’emplois directs : un bon moyen de soutenir le développement togolais !

Sources des images : jeuneafrique.com

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