Politique

Élections locale en Guinée : la fin d’une longue attente

C’est par un décret présidentiel convoquant le corps électoral guinéen aux urnes le 04 février prochain et diffusé sur les écrans de la télévision nationale que le président Alpha Condé a mis fin au calvaire relatif à l’organisation des élections locales. En effet, ce décret finalise une attente de douze ans depuis les dernières joutes électorales organisées en 2005 sous le régime de Lansana Conté.

Une série de crises politiques…

En dehors de la présidentielle de 2015 organisée dans les délais par Alpha Condé, la tenue régulière des élections s’avère un pari difficile en terre guinéenne depuis 2005. En effet, la longue période d’indisponibilité pour causes de santé de Lansana Conté décédé en 2008, ainsi que les instants d’instabilité politique ayant suivi son décès et les manifestations populaires de l’opposition au cours du premier mandat de Condé pour dénoncer l’absence de volonté politique sont les nombreuses raisons qui expliquent le report des élections locales.

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…..et institutionnelles.

Outre les soubresauts politiques, la Guinée devait également faire face à une instabilité institutionnelle, celle de la Commission électorale nationale indépendante. En effet, cette dernière en l’intervalle de 07 ans depuis 2010 a connu 5 présidents à sa tête.

Pour parer aux insuffisances légales à la gestion des territorialités, des « délégations spéciales » ont été installées au prorata du suffrage gagné par chaque représentation politique au cours de la dernière présidentielle de 2015.

Un budget décaissé au compte-goutte

Mais la tenue à bonne date des élections locales en Guinée risque d’être perturbée par des problèmes budgétaires. La CENI a fait la requête du montant de 350 milliards de francs guinéens, soit 32,8 millions d’euros pour couvrir financièrement l’organisation du scrutin. Cependant, c’est au compte-goutte que la somme exigée est payée par le gouvernement guinéen. Pour se justifier, le président Alpha Condé selon qui l’intégralité des fonds est déjà mobilisée,explique à travers un communiqué qu’il veut contrôler l’emploi des fonds et dans ce cadre exige une preuve de la moindre dépense.À propos, dans les colonnes de l’article ‘’Élections locales en Guinée : Alpha Condé met fin à douze ans d’attente’’ publié par Jeune Afrique sur son site internet, on apprend que le Ministère du budget déclare: « Le budget est entièrement disponible dans un compte séquestre. La Ceni peut le décaisser au fur et à mesure en présentant des justificatifs… ».

Un soulagement général pour la classe politique

Pour l’heure, l’optimisme est de mise car différents leaders politiques se disent soulagés de la convocation du corps électoral pour le 04 février 2018. C’est le cas du responsable du Bloc libéral Faya Millimono, arrivé en 4èmeposition à la présidentielle de 2015 qui s’est dit « rassuré » et du vice-président de l’UFDG Cherif Bah qui voit en cette élection « le début de la fin de la fraude en Guinée ».

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